Plantes —
faire pousser
chez soi.
Faire pousser chez soi, de la fenêtre au balcon.
Un dossier de service, au sens noble : combien d'eau, quelle lumière, quel entretien, et comment multiplier soi-même. Plantes d'intérieur, noyaux et pépins à faire germer, potager de balcon. Une fiche par plante, trente-six en tout, plus deux outils.
Ma mission : direction artistique, design, développement front-end et structuration de toute la donnée horticole.
Une fiche par plante, et deux outils.
Chaque fiche répond aux mêmes questions dans le même ordre, avec trois pictogrammes qui se lisent d'un coup d'œil : sans danger pour les animaux, toxique pour les animaux, plante dépolluante selon l'étude NASA de 1989.
« Composez votre potager, case par case : déposez les légumes sur la parcelle et voyez aussitôt quelles associations tiennent debout, chacune avec son niveau de preuve. »
Le second outil est un dossier complet sur les pollinisateurs : quelles fleurs nourrissent vraiment, comment fabriquer un hôtel à abeilles sauvages, et ce qu'implique une ruche en Belgique.
Olive, or, papier.
Un fond de papier chaud plutôt qu'un blanc clinique, deux verts d'olive pour la hiérarchie, et un or de graine en appoint. La couleur reste au service des photos de plantes, qui portent déjà tout le vert nécessaire.
Une botanique et deux compagnes.
Un titrage généreux, un corps neutre, une mono pour les mesures.
Orelega One
Les titres. Un serif épais aux empattements ronds, qui évoque les planches botaniques anciennes sans faire pastiche.
Commissioner
Le corps du texte. Neutre et très lisible, elle disparaît derrière le contenu, ce qu'on demande à un dossier de service.
DM Mono
Les données. Arrosage, lumière, dimensions : la mono aligne les chiffres et signale qu'on passe du récit à la mesure.
Deux outils, zéro framework.
Vanilla JS, HTML et CSS séparés, tout tourne dans le navigateur.
Le plan de culture, case par case
Une grille dynamique jusqu'à 10 × 8 cases, en glisser-déposer, avec sélection au doigt sur mobile. Le lecteur saisit ses dimensions réelles en centimètres, sauvegarde automatiquement et exporte sa composition en image.
Des associations avec leur niveau de preuve
Le mode potager s'appuie sur une table d'associations, et chaque compatibilité affiche son niveau de preuve : le compagnonnage est un domaine où la tradition dit beaucoup et l'étude peu. Le mode intérieur, lui, calcule la compatibilité à partir des besoins réels en lumière et en eau publiés dans les fiches. Aucune donnée inventée.
Trente-six fiches, une seule grammaire
Chaque fiche suit la même structure et les mêmes pictogrammes, pour que le lecteur apprenne à lire une fois et lise ensuite les trente-cinq autres sans effort. Les sources sont citées plante par plante.
D'où viennent les conseils.
Plants of the World Online (Kew), la Royal Horticultural Society, le Missouri Botanical Garden, la base de toxicité animale de l'ASPCA et l'étude NASA Clean Air Study de 1989. Les méthodes de multiplication s'inspirent de « Faites pousser vos boutures ! » de Céline (I do it myself).
Le dossier précise que les indications d'arrosage, de lumière et d'entretien sont des repères horticoles généraux, à ajuster selon le logement, la saison et l'exposition réelle.
Ce que ce projet a changé.
Plantes est un dossier sans actualité, conçu pour durer : il se consulte en février comme en juillet, et chaque fiche continue de servir des années après sa publication. C'est un autre rythme éditorial que le live, et une autre manière de penser le design : moins d'effets, plus de constance.